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Lyon - Marseille | L'OM entre certitudes et malédiction : "J'ai senti la rivalité en parlant aux joueurs"
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Publié 22/04/2023 à 21:20 GMT+2
Depuis 2010, l'OM a aussi peu souvent gagné face à l'OL que face au PSG en championnat. En L1, les Phocéens ne l'ont plus emporté en terres lyonnaises depuis 2007. Ce dimanche, et comme souvent ces dernières saisons, les Marseillais abordent leur déplacement au Groupama Stadium (20h45) avec beaucoup plus de certitudes que le rival. Mais sans aucune garantie.
Pourquoi l'OM marche mieux que l'OL ? "Le modèle Longoria a ringardisé le modèle Aulas"
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Il suffisait d'écouter Laurent Blanc, vendredi en conférence de presse, pour avoir une idée assez précise du rapport de force opposant Marseille à Lyon. D'un point de vue global, la balance penche sérieusement en faveur de l'OM depuis plusieurs saisons. Mais une tradition que l'OL a installée lors de son règne du début du millénaire, elle, continue de perdurer, tant bien que mal. La dernière fois que les Phocéens ont battu les Gones chez eux en championnat, Igor Tudor était encore un joueur de football. C'était il y a plus de quinze ans, le 11 novembre 2007 précisément.
Depuis cette saison-là, jamais le club marseillais n'a remporté deux matches de suite face à son rival rhodanien. L'affiche tient assez peu rigueur des états de forme des deux équipes et les deux confrontations de la saison passée, où l'OL s'était imposé à deux reprises et avec la manière (0-3 au Vélodrome), malgré un exercice raté, en sont deux parfaits exemples. Il n'empêche, il y a bien longtemps qu'il n'y avait pas eu un tel écart dans ce sens, sur le jeu et sur les résultats.
Marseille et Lyon ne boxent plus tout à fait dans la même catégorie mais la rivalité reste vive. "C'est un match très important en raison de l'histoire entre les deux équipes et le moment de la saison, soulignait Igor Tudor en conférence de presse vendredi. C'est une affiche prestigieuse." Avec le retour des anciens (Lacazette, Tolisso, Lovren) et les autres joueurs sortis de la formation (Caqueret, Barcola, Lukeba, Gusto), Laurent Blanc ne devrait pas avoir trop de difficultés à faire monter la sauce.
L'OL a la culture de ce choc, les Marseillais ont la culture des chocs
Pour Igor Tudor, la donne est encore différente, puisque le vestiaire olympien s'est largement internationalisé depuis la prise de pouvoir de Pablo Longoria. "J'ai senti la rivalité en parlant aux joueurs, a pourtant assuré le technicien croate. C'est quelque chose que j'aime car ça augmente la motivation. Mais il faut savoir l'utiliser, maintenir l'attention sur le jeu."
Avec Alexis Sanchez, Jordan Veretout, Sead Kolasinac ou encore Chancel Mbemba, l'ancien défenseur de la Juventus a à sa disposition plusieurs cadres ayant vécu des grandes rivalités pour créer l'effusion inhérente à ce choc. "Ce match est très important pour nous, a martelé Mbemba. On va tout donner. On ne gagne pas là-bas depuis 2007. [...] On part à la guerre."
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"Blanc est la meilleure chose qu'il pouvait arriver à Cherki"
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Casanier et adepte des moments en famille et des films plutôt que des matches de foot, le défenseur international congolais a tout de même pris la peine de regarder la dernière sortie de l'OL, la semaine dernière à Toulouse (1-2) pour mieux cerner le rival rhodanien. "C'est une très belle équipe", a-t-il sobrement commenté, en prenant soin de ne pas aller plus loin dans l'analyse pour "garder les cartouches". L'histoire récente a de toute façon démontré que les formes du moment ne pesaient pas bien lourd sur ce match.
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